Carte scolaire: Déclaration liminaire et mesures
Mesures Carte scolaire Post CSA.
Déclaration liminaire du Snudi FO 93 au CSA SD du 25 juin 2026
Madame la Directrice Académique, mesdames, messieurs membres du CSA
A chaque nouvelle vague de canicule, comme celle qui frappe aujourd’hui le pays, les personnels et les élèves sont confrontés à des situations intenables dans les écoles. Dans nombre des classes, la température dépasse les 35°C et s’approchant parfois des 40°C. Comment enseigner ou apprendre dans ces conditions ?
Nous citerons le Ministre « La vague de chaleur ne se prépare pas un mois à l’avance » (ministre E. Geffray : 19 juin).
Depuis des années, non seulement les gouvernements successifs diminuent les budgets alloués à l’Education Nationale mais en plus ils font des économies sur ces budgets.
Les rectorats ont restitué au ministère :
692 millions d’euros en 2024
190 millions d’euros en 2025
43 millions d’euros en 2026
Et aujourd’hui, le gouvernement trouve sans aucun problème 6,7 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre.
Le budget de l’armée dépasse maintenant le budget de l’Éducation nationale ! De l’argent pour les marchands d’armes et pour la guerre, plus rien pour les services publics.
Ces choix budgétaires ont des conséquences sur la carte scolaire, où on «optimise » le taux de remplissage des écoles, ainsi, on supprime des postes sans recruter de remplaçants, on impose aux contractuels et stagiaires, des vœux larges pour boucher les trous . A cela s’ajoute la mutualisation des moyens en terme d’inclusion scolaire, qui dégrade les conditions d’apprentissages de tous les élèves et les conditions de travail des collègues.
Classes pleines, inclusion systématique sans moyens ou encore saupoudrage de remplaçants, voilà un cocktail bien amer mais qui pourrait devenir explosif.
On gère la canicule dans l’urgence, mais cela fait des années qu’on néglige le bâti scolaire, ce n’est pas de l’impréparation mais de réels choix, comme refuser obstinément :
- la création de tous les postes nécessaires particulièrement en terme de remplacement
- la création et le maintien des établissements spécialisés nécessaires,
- Un vrai statut pour 24h temps plein pour les AESH.
- L’abandon de la mutualisation des moyens à travers les PIALs et les PAS.
- La revalorisation du point d’indice pour revaloriser un métier hautement dégradé.