Communiquons aux parents / Grève à partir du 5 décembre

Communiquons aux parents / Grève à partir du 5 décembre

Chers collègues,

le Snudi FO 93 vous propose deux outils pour vous aider à communiquer en direction de vos parents d’élèves, cette communication est une aide, vous pouvez amender, modifier. Vous êtes sur le terrain et vous avez le contact quotidien avec eux, vous saurez quel est le meilleur vecteur pour communiquer. N’hésitez pas à nous faire remonter vos propositions. Chaque jour nous le constatons dans nos tournées d’écoles, les collègues s’organisent, se mobilisent.

Lors de nos tournées, de nos réunions d’informations syndicales les collègues demandent comment prévenir les parents de l’état de la grève et de la situation sur l’école, comment prévenir, comment expliquer. Sur les versions que vous trouverez en fichiers joints notre logo est présent montrant bien qu’il s’agit une communication syndicale. Voici un modèle d’affichage que vous trouverez en fichier joint modifiable :

Un affichage devant l’école

 

 

Mesdames, Messieurs les parents d’élèves
Vous avez entendu dans les médias qu’un mouvement social contre le projet de réforme des retraites prenait de l’ampleur. Beaucoup de citoyens et bien entendu des parents d’élèves seront eux aussi grévistes.

Cela va se traduire à partir du 5 décembre par une grève reconductible dans tous les secteurs professionnels, la RATP, la SNCF, des entreprises du secteur privé et la fonction publique.

Tout comme les hôpitaux ou bien la Poste, l’Education Nationale est dans l’action.

En raison de cette grève les enseignants de l’école ___________ n’assureront pas les cours dès le 5 décembre.
Vous serez informés régulièrement par :
( au choix)
– un affichage sur le panneau de l’école
– Une information sur le site internet de l’école
– Autre :

Les enseignants de l’école

 

 

Proposition de courrier aux parents pour la grève

Vous pouvez aussi afficher ou distribuer une lettre aux parents, aux abords de l’école et en dehors des heures de cours.

 

Chers parents,

La situation dans les écoles ne cesse de se dégrader depuis des années. La manque de postes aboutit à des classes toujours plus chargées, les remplaçants et les enseignants spécialisés manquent, l’inclusion de nombreux élèves en difficulté ou en situation de handicap se passe dans des conditions inacceptables… Nombre d’enseignants sont aujourd’hui à bout, ce qui d’ailleurs a pu conduire notre collègue Christine Renon, directrice d’école à Pantin, à commettre l’irréparable.

C’est dans cette situation que le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites qui consiste à instaurer un régime universel par points en supprimant les régimes existants. Cela lui permettrait chaque année de baisser la valeur du point et donc le montant des retraites de tous les salariés. Un tel système a été mis en place en Suède en 1998. Une étude parue en mars 2017 a montré que 92% des femmes et 72 % des hommes auraient eu des retraites supérieures dans l’ancien système (Source : Libération, 12 octobre 2019)

Tous les salariés seraient perdants avec ce régime unique, qui prendrait en compte toute la carrière pour le calcul de la retraite et non les meilleures années ou les derniers mois. Les enseignants pourraient ainsi voir leurs pensions baisser jusqu’à 40% ! Et vous ? Avez-vous calculé ce que vous allez perdre sur votre pension ?

Cette réforme suscite un rejet dans de nombreux secteurs professionnels qui entendent se mettre en grève reconductible à partir du 5 décembre pour en exiger le retrait : RATP, SNCF, Sécurité Sociale, Air France, hôpitaux, chimie… Dans l’enseignement, nos organisations syndicales FO, FSU, CGT, SUD, SNALC et CNT appellent également à la grève dès le jeudi 5 décembre.

Nous vous informons que nous rejoignons ce grand mouvement social qui se dessine à compter du 5 décembre.

Nous sommes persuadés que, unis, les salariés du public et du privé pourront faire échec à cette réforme qui menacerait le montant de nos pensions et nous contraindrait par la même à travailler bien plus longtemps pour bénéficier d’une retraite acceptable.

 

Chers collègues nous restons à votre écoute, n’hésitez pas à nous faire remonter vos demandes, vos propositions.

La colère monte dans nos rangs, la mobilisation prend de l’ampleur !

Plus que jamais, résister, revendiquer, reconquérir !

Tous en grève à partir du 5 décembre !

Pour le Snudi-FO  93

René Emmanuel Adélaïde / Jean-Marc Burtscher

 

Déclaration d’intention de grève, nos conseils

Déclaration d’intention de grève, nos conseils

Chers collègues,

La grève à partir du 5 décembre s’organise, les collègues prennent leurs dispositions. D’ores et déjà, des écoles annoncent qu’ils seront en grève le 6 décembre. Afin de vous aider, le Snudi FO vous propose ce petit « questions réponses » spécial grève.

Envoyer la lettre “48 heures avant” nous oblige-t-il à être en grève ?

Non, c’est une intention, vous pouvez venir à votre lieu de travail le matin, vous ne serez pas gréviste !

Comment se déclarer gréviste ?

Il faut se déclarer en grève 48 heures avant la date. Ce qui donne :

Pour un lundi : il faut se déclarer avant le vendredi précédent minuit

Pour un mardi : il faut se déclarer avant samedi minuit

Pour mercredi : il faut se déclarer avant dimanche minuit

Pour jeudi : il faut se déclarer avant lundi minuit

Pour vendredi : avant mardi minuit

Comment faire dans le cas d’une grève reconductible ?

Le collègue doit toujours se déclarer 48 h avant, ce qui complique la tâche si l’Assemblée générale de grévistes déclare la grève du jour pour le lendemain…

Afin d’éviter de se tromper, le Snudi FO 93 propose aux collègues de se déclarer grévistes à l’avance, au moins une semaine avant. S’il le désire, le collègue pourra reprendre le travail quand il le voudra, c’est sa signature sur la feuille d’émargement de présence envoyée par l’administration qui fera foi.

A titre d’exemple un collègue peut dès à présent se déclarer pour le 5, le 6 le 9, le 10, le 11 (pour les communes qui travaillent le mercredi, le 12), le 13… D’un point de vue légal ça ne l’engage en rien mais cela lui laisse la possibilité de faire ce qu’il veut.

Faut-il que j’envoie une ou plusieurs déclarations d’intentions ?

Le collègue peut envoyer une feuille d’intention de grève notée « à partir de », plusieurs feuilles avec la date du jour de grève par jour ou bien encore une feuille avec toutes les dates notées dessus.

Que dois je faire si je me suis déclaré gréviste toute la semaine et que je veux revenir travailler ?

Le collègue se présente sur son lieu de travail et signe le bordereau d’émargement. Si tu souhaites te remettre en grève ensuite, pense à anticiper pour refaire une “intention de grève 48 heures avant”.

Ou trouver un modèle d’intention de grève ?

Tu trouveras en fichier joint à ce mail deux modèles d’intentions de grèves, un qui est noté « à partir de » et un autre où tu pourras mettre toutes les dates. Tu trouveras, également, avec le lien vers notre site, un modèle tout prêt. Il ne te restera plus qu’à cliquer pour envoyer à ton IEN. Voici le lien :

https://www.snudifo93.net/greve/  

Quoi qu’il en soit, le Snudi FO veillera à ce que le droit de grève soit respecté, si tu as une question concernant ta situation n’hésite pas à nous joindre.

Bonne journée,

Pour le Secrétariat, René Emmanuel Adélaïde et Jean-Marc Burtscher

 

Sevran : radier 7 DDEN ? Cherche-t-on à bâillonner l’école de la République ?

Sevran : radier 7 DDEN ? Cherche-t-on à bâillonner l’école de la République ?

Chers collègues,

Face au “pas de vague” de l’institution comme l’a bien expliqué Christine Renon, le DASEN envisage la radiation des 7 DDEN de Sevran. Pourquoi ? Tout simplement pour avoir créé l’unité avec les associations de parents et les syndicats de Sevran pour obtenir tous les travaux nécessaires sur les écoles. En effet, face à la vétusté des écoles de Sevran, un comité de suivi s’est créé. L’institution refusant de protéger son personnel, d’essayer de faire en sorte que les conditions de travail des élèves et de leurs enseignants s’améliorent, les DDEN, avec de nombreuses associations de parents et les syndicats de la ville (Snuipp-FSU, Snudi FO) ont créé ce comité. Après plusieurs audiences, des choses s’améliorent dans des écoles.

Pour ceux qui avaient encore un doute sur les intentions de l’institution, voici un exemple criant de ce qui pourrait nous attendre dans quelques mois avec le 1er article de la loi Blanquer, dite « école de la confiance ». Constatons la confiance que le ministère et le DASEN ont envers leur personnel sur le terrain. Les DDEN sont mandatés par le DASEN pour veiller à l’hygiène et la sécurité dans les écoles. Sur Sevran, un sacré travail unitaire a été fait. Mais, qu’importe l’état des écoles, qu’importe les conditions de travail, l’essentiel n’est-il pas de museler tout le monde pour le “pas de vague” et faire passer les réformes de destruction de nos acquis ?

Le conseil syndical du Snudi FO 93, avec ses 45 présents, a adopté une motion (ci-jointe et ci-dessous). Nous demandons que les DDEN de Sevran ne soient pas radiés !

Ce qui arrive aux DDEN de Sevran est inquiétant. Réussissons la mobilisation et la grève à partir du 5 décembre pour le retrait du projet de réforme sur les retraites ! Meilleur moyen pour obtenir satisfaction et pour que ceci ne se reproduise plus. Droit à l’indépendance et à la démocratie ! Après ces DDEN, les collègues ? Leur syndicat ? Nous ne laisserons pas passer !

Pour le Snudi FO 93

René-Emmanuel et Jean-Marc

 

Motion du Conseil syndical du 14 novembre 2019

Une procédure de radiation des 7 DDEN de Sevran est engagée par le DASEN 93 pour avoir signalé les problèmes d’hygiène de sécurité et de conditions inacceptables de la vie scolaire dans des écoles !

Cette procédure scandalise les enseignants et les parents d’élèves. Elle doit être arrêtée.

Le Snudi FO 93 a pris connaissance du courrier du 21 octobre de Monsieur le Directeur Académique engageant une procédure pour mettre fin au mandat des 7 DDEN de Sevran.

Que reproche la DSDEN à ces DDEN ? D’avoir travaillé en toute indépendance pour résoudre les problèmes graves d’hygiène et de sécurité des écoles de Sevran. D’avoir cherché l’unité large avec des syndicats de la ville et des associations de parents pour que, face au silence de l’institution locale, ces graves problèmes soient entendus par le Maire, le Directeur Académique et le Préfet.

Les DDEN de Sevran ont en effet alerté les autorités académiques et municipales comme leurs missions leur en fait obligation. Malheureusement, si les autorités municipales les ont écoutés et en partie entendus, le représentant de l’Education Nationale à Sevran est resté sourd aux demandes pressantes des écoles consignées dans les comptes rendus des conseils d’école.

Pour se faire entendre, les DDEN, avec les parents et leurs associations, les enseignants et les syndicats Snuipp-FSU et Snudi FO de Sevran, ont été contraints de constituer un « Comité de suivi des écoles publiques de la ville » : des dizaines de dossiers constitués, une unité réalisée avec la quasi-totalité des écoles de la ville. Après que ce « comité de suivi » ait été reçu par le Préfet et le DASEN, des situations scandaleuses commencent à être résolues. Les autorités municipales ont reconnu publiquement le caractère légitime et constructif du travail des DDEN.

Par contre, l’IEN de la circonscription ne s’est pas contenté de ne rien dire ni rien faire pour améliorer les mauvaises conditions de la vie scolaire qui ont amené à 2 saisines du CHSCT et un audit de la préfecture (dossier suivi par le Snudi FO) ! Dans 2 courriers, l’IEN a dénoncé leur activité en faveur de l’école en osant exiger d’eux que leurs signalements restent strictement confidentiels et en voulant leur interdire de travailler en commun avec les enseignants et leurs syndicats, les parents et leurs associations !

L’IEN n’a pas demandé la radiation, mais il a trouvé mieux en demandant au Président des DDEN du 93 de le faire à sa place. Ce dernier, considérant que les DDEN devraient devenir des agents des autorités ministérielles et gouvernementales et renoncer à leur indépendance, principe de base des DDEN (depuis la loi Goblet de 1886), a donc demandé la radiation des 7 DDEN de Sevran !

Les syndicats Snudi FO, Snuipp-FSU et CGT Educ’action ont demandé au DASEN de l’époque de ne pas souscrire à cette demande et de respecter les droits à la défense des DDEN de Sevran.

Le nouveau DASEN, arrivé en mai dernier, a considéré qu’il n’y avait rien de plus urgent à cette rentrée scolaire que d’engager les démarches pour leur radiation, sans même avoir pris la peine de les recevoir.

Il écrit : “Vous attisez les inquiétudes et les passions publiquement au sein de la circonscription de Sevran à travers vos différents moyens d’actions et de communication“. Une condamnation déjà prononcée… sans jugement !

Que va-t-on dire demain aux syndicats qui défendent les retraites des salariés et appellent à la grève à compter du 5 décembre : qu’ils « attisent les inquiétudes et les passions » ?

Faudrait-il accepter que des autorités dans notre pays veuillent imposer le sinistre « silence dans les rangs » sous peine de sanctions ?

Le conseil syndical du Snudi FO 93 alerte tous les collègues et les syndicats sur la gravité de cette menace de radiation à l’égard de DDEN qui, en toute indépendance, ont accompli un remarquable travail de défense de l’école de la République.

Il demande à ce que ces DDEN soient reçus et que la procédure de radiation soit immédiatement stoppée.

Le Snudi FO interviendra dans ce sens au CDEN du 21 novembre dont un point à l’ordre du jour prévoit « la nomination de nouveaux DDEN».

Motion adoptée à l’unanimité des 45 présents

 

 

 

Direction d’école : statut supérieur hiérarchique ? Pour FO, c’est non !

Direction d’école : statut supérieur hiérarchique ? Pour FO, c’est non !

Direction d’école, dossier clos ? affaire classée ?

Statut de supérieur hiérarchique ? Pour le Snudi FO , c’est non !

 

Lors du comité technique de rentrée concernant la carte scolaire le Snudi FO interpellait  la DSDEN sur la dégradation des conditions de travail, les perspectives de carrière détériorées, les conditions d’accueil des élèves dans des classes surchargées, le manque flagrant de moyens alloués pour l’intégration des élèves souffrants de handicaps, notifications MDPH non respectées, AESH re déployés sur plusieurs élèves, gardiens d’écoles non nommés ou bien de travaillant pas sur le temps scolaire, situation catastrophique du remplacement,  directeurs surchargés …La coupe était déjà pleine et ce dès la rentrée !

Pour autant et aux dires de notre ministre nous étions en train de vivre « l’une de nos meilleures rentrées », c’était du moins le discours martelé à grand renfort de visites dans des villes et des écoles « sélectionnées ».

Nous étions le 4 septembre, à quelques semaines d’un drame qui allait tous nous bouleverser nous sidérer. L’inimaginable, l’impensable allait se produire.

Christine Renon directrice de l’école Mehul allait se suicider sur son lieu de travail, un suicide organisé, médité et réfléchi. Une détermination qui à postériori fait encore plus froid dans le dos. Cette collègue que ses conditions de travail avaient déjà épuisé seulement après « trois semaine de rentrée » nous laissait une lettre précisant les raisons de son acte désespéré, une description de ses conditions de travail, de ce qui allait la pousser à bout.

Les 4000 enseignants venus devant la DSEN le 3 octobre, jour du CHSCTD venaient par leur présence relayer ce cri d’alarme de cette « lanceur d’alerte ». Une « lanceur d’alerte » dont nous aurions tant souhaité entendre le message plus tôt pour parer au drame, répondre au désespoir, tendre la main et porter les revendications face à une hiérarchie aveugle et muette !

Et depuis qu’en est-il ? quelle est la réponse du ministre ?

–         Des espaces de paroles lors des réunions de directeurs ? qui est dupe de ce stratagème ?

–         Un questionnaire en ligne ? Ces groupes de suivi nous rappellent par ailleurs les groupes de travail réunis sur « l’allègement des tâches directeurs ». Plus ils se réunissaient, et plus les directeurs avaient du travail !

–         Le retour du « statut de directeur supérieur hiérarchique » alors même qu’une principale de collège à Bondy tentait de se suicider… Pourtant elle est bien supérieure hiérarchique ? Non ce qu’elle reproche c’est bien « l’alourdissement des tâches ».

Depuis début septembre le Snudi FO 93 a multiplié les tournées d’écoles, rencontré les collègues.

 A chaque réunion d’informations syndicales le sujet du « burn out » des directeurs et directrices est à l’ordre du jour, aussi évoqué à chaque fois par les enseignants qui constatent l’épuisement des collègues directeurs.

A chaque fois des motions d’écoles et des listes de revendications furent notées.

Des rencontres intersyndicales ont eu lieu localement sur la base de nos revendications, à chaque fois le même constat rien ne bouge, rien ne change !! Combien faudra-t-il de drame pour que l’on entende nos légitimes revendications !

Un statut de supérieur hiérarchique pour les directeurs ? Pour quoi faire ?

–         Remettre la question de l’autonomie des écoles (projets EPEP, EPSF…) ? Pour le Snudi FO, c’est non !

–         Etre encore plus surchargé de travail et de responsabilité ? Pour le Snudi FO, c’est non !

–         Diviser la direction d’école et ses adjoints en mettant une échelle hiérarchique ? Pour le Snudi FO, c’est non !

–         Donner un statut à l’école pour son autonomie, une gestion locale de l’école avec le poids de la mairie, un conseil d’administration ? Pour le Snudi FO, c’est non !

–         Recrutement du personnel de l’école par la direction (avec la menace de disparition du concours et la disparition programmée des CAPD) ? Pour le Snudi FO, c’est non !

–         Evaluation PPCR par les directeurs ? Pour le Snudi FO, c’est non !

–         Rôle hiérarchique pour fermer des postes, des classes, gérer la pénurie AESH (disparition programmée des CT carte scolaire, PIAL…) ? Pour le Snudi FO, c’est non !

 

Le statut divisera les collègues dans les écoles et ne résoudra pas le problème des conditions de travail et des revendications légitimes des directeurs !

Comme le déclare Frédéric Volle notre secrétaire général du Snudi FO National, nul besoin de questionnaire ou de « grand débat » sur la direction. Les problèmes des directeurs sont connus, les revendications sont identifiées. Comme nous l’avons rappelé au comité technique ministériel, nous demandons immédiatement :

  • D’augmenter les quotités de décharge des directeurs 
  • De procéder à une amélioration financière significative : 100 points d’indice pour tous 
  • De mettre en place des aides administratives statutaires dans les écoles, aides administratives (fonctionnaires d’Etat) que le gouvernement a supprimées 
  • De procéder à un réel allègement des tâches en déchargeant les directeurs de certaines obligations qui ne devraient pas relever d’eux, comme par exemple la rédaction des PPMS.
  • Le remplacement de tous les collègues absents
  • Le retour aux 36 semaines d’enseignements sur 4 jours partout
  • Le refus de l’ingérence des municipalités par les PEDT
  • Le soutien de la hiérarchie par le respect de Loin° 83-634 du 13 juillet 1983 de la protection juridique et fonctionnelle

 

Le Snudi FO reste à l’écoute des collègues directeurs dans la réalité de leur quotidien, ne restez pas seuls, ne vous laissez pas envahir par votre tâche. Contactez le Snudi FO, ensemble construisons les conditions nécessaires pour l’obtention de toutes nos revendications !

A partir du 5 décembre la grande bagarre contre la réforme des retraites s’annonce ! Cette contre-réforme sans précédent est une promesse d’un horizon de précarité pour tous. Une grande mobilisation se construit, une mobilisation qui installera durablement un climat propice pour d’autres mobilisations. Le gouvernement dans son arrogance vient d’ouvrir la boite de pandore ! L’heure est venue de « Résister, revendiquer, reconquérir », l’heure est à la mobilisation.

 

Pour le Snudi FO, Jean-Marc Burtscher, directeur d’école, secrétaire départemental adjoint

 

Suicide de Christine, grève le 3 octobre

Suicide de Christine, grève le 3 octobre

Fini ! Halte aux conditions de travail exécrables !
Grève le 3 octobre
 
Chers collègues.

Vous trouverez ci-dessous et ci-joint le communiqué intersyndical suite au suicide de notre collègue Christine.
Ce texte a été lu hier soir lors du rassemblement en hommage à la directrice.

Nous venons d’apprendre que le CHSCTd (comité hygiène et sécurité conditions de travail départemental) extraordinaire concernant ce suicide va se tenir le jeudi 3 octobre à 14h. Comme vous le verrez l’intersyndicale a décidé : “une journée de grève et un rassemblement seront proposés à cette date” [date du CHSCTd – ndlr].
 
Le Snudi FO appelle à la grève le jeudi  3 octobre pour obtenir de meilleures conditions de travail.
Ces revendications, ce sont celles de Christine, nous devons les porter haut et fort :
– retrait immédiat des rythmes scolaires, notamment sur Pantin,
– retour aux postes de ZIL, fonctionnaires d’Etat, gérés par les circonscriptions,
– non à la surcharge de travail des directeurs des écoles (une nouveauté cette année, le RGPD)
– séparation du scolaire et du péri scolaire,
– décharge totale pour tous les directeurs,
– non aux APC,
– oui à un calendrier national, sur 36 semaines, avec les mêmes rythmes pour tous,
– liberté pédagogique,
– achat par la hiérarchie de tous les outils nécessaires à notre travail,
– protection inconditionnelle des enseignants par la hiérarchie.
 
Syndicalement
Le Bureau du Snudi FO
 
Suicide de notre collègue Christine, directrice à Pantin,  Consternation, sidération et colère !

Suicide de notre collègue Christine, directrice à Pantin, Consternation, sidération et colère !

Suicide de notre collègue Christine, directrice à Pantin,

Consternation, sidération et colère !

 

Cette affaire sera traitée avec toute la dignité qu’elle réclame,

 toute la détermination qu’elle nécessite

 

Lundi matin une de nos collègues, Christine, directrice à Pantin, a été retrouvée décédée sur son lieu de travail. L’ensemble des salariés de l’école, les parents mais aussi tous ceux qui la connaissaient sont tristes et consternés.

Le Snudi FO adresse toutes ses condoléances à la famille avec qui il est en contact et s’associe à sa douleur.

Nous sommes tous sidérés par ce geste dramatique.

Les directeurs ont reçu une lettre de cette collègue expliquant les raisons de cette décision. Vous trouverez, ci-joint, l’intégralité de celle-ci. C’est édifiant. Ce sont bien les conditions de travail qui ont fait craquer Christine. Au « pas de vague » très institutionnel, Christine a répondu par sa lettre. Nous vous invitons à la lire et à en parler autour de vous.

Christine a envoyé au Snudi FO 93 un dossier avec un mot manuscrit. Par là elle veut que, tous ensemble, dans l’unité, nous menions le combat pour dire : Plus jamais !

Ce qu’a vécu Christine, ce que nous vivons, nous, directeurs, professeurs des écoles, contractuels, AESH est scandaleux ! Pour le Snudi FO 93 il y aura désormais un avant et un après !

Une intersyndicale est prévue demain jeudi.

Avec dignité et détermination, nous organiserons dans l’unité la plus large des hommages pour Christine et les mobilisations à venir.

 

Nous vous tiendrons au courant des suites rapidement.

 

Bobigny, le 25 septembre 2019

 

Pour le bureau du Snudi FO 93

César Landron

Secrétaire départemental