22 mai : 9 syndicats appellent à la grève !

22 mai : 9 syndicats appellent à la grève !

22 mai : journée de grève et manifestations dans la Fonction publique.

Les 9 organisations représentatives de la Fonction publique ont été reçues par Olivier Dussopt ce jour concernant leur préavis de grève du 22 mai prochain.

Elles ont rappelé au Ministre les principales raisons de cette grève : nécessité d’un dialogue social respectueux des représentants des personnels, rejet du projet de suppression de 120 000 emplois et d’un recours accru au contrat, désaccord sur la remise en cause des CAP et CHSCT… et leur exigence de mesures permettant une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous et les agent-es.

L̀e Ministre n’a apporté aucune réponse satisfaisante aux organisations. Cela confirme qu’il n’y a pas de véritables concertations ouvertes par le gouvernement.

Les organisations syndicales attachées à une Fonction publique rendant des services de qualité́ à toutes et tous les usager-es sur l’ensemble du territoire, aux valeurs et principes d’égalité́, de solidarité́ et de justice sociale, à la nécessité aussi de conforter les agent-es dans leurs rôles et dans leurs missions réaffirment la nécessité d’une forte mobilisation le 22 mai prochain.

Elles appellent toutes et tous les agent-es à être en grève et à manifester pour faire entendre leurs exigences.

Rendez-vous à 14 h, place de la République !

Rendez-vous Place de la République à 14 h 00 !

Impôts : déduire sa cotisation

Impôts : déduire sa cotisation

Via le crédit d’impôt, vous pouvez déduire 66 % de votre cotisation syndicale de votre impôt sur le revenu.

Concrètement, si, en 2014, votre adhésion ou réadhésion au Snudi Fo 93 vous a coûté 100 €, vous pouvez réduire votre impôt sur vos revenus 2015 de 66 €.

Voici donc comment remplir sa déclaration en ligne pour bénéficier de ce crédit d’impôt.

Une fois arrivé à l’étape 3 “Revenus et charges” de votre déclaration principale, descendre jusqu’à la catégorie “Charges” et cocher “Réductions et crédits d’impôts” comme sur l’exemple.

Lors de la finalisation de votre déclaration dans la catégorie “Vos charges” vous pourrez déclarer le montant de votre adhésion dans la case 7AC intitulée “Cotisations syndicales des salariés et pensionnés”.

Veuillez indiquer dans cette case la totalité de votre cotisation (et non 66 %).

Une fois votre déclaration terminée, vous recevrez une confirmation au format PDF qui devra contenir la ligne suivante :

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J’ai perdu mon reçu fiscal !

Pas de panique. Il n’est pas nécessaire d’être en possession du reçu fiscal pour faire sa déclaration de revenu. Vous pouvez déclarer votre cotisation syndicale sans problème.

En cas de contrôle fiscal, nous vous rééditerions tous les reçus nécessaires. Le cas échéant, merci d’utiliser le formulaire de contact et d’adresser votre demande à René en cliquant sur le bouton “Obtenir mon reçu fiscal” ci contre.

Je ne me rappelle plus du montant de ma cotisation !

Pour faire votre déclaration de revenu et déduire 66% de votre cotisation syndicale, vous aurez besoin du montant de votre cotisation.

Pour cela, vous pouvez soit retrouver votre confirmation d’adhésion sur votre mail ou utiliser le simulateur d’adhésion en cliquant sur le bouton “Simulateur d’adhésion” ci-contre.

Pétition Direction d’Écoles

Pétition Direction d’Écoles

Lire le texte de la pétition

DIRECTION D’ÉCOLE : LA COUPE EST PLEINE LES REVENDICATIONS DOIVENT ÊTRE SATISFAITES

Conséquence directe des dernières contre-réformes touchant l’école publique, la charge de travail des directeurs d’école ne cesse de s’alourdir :

► la suppression de milliers de postes d’EVS –aide à la direction, en plus de jeter des milliers de salariés en situation précaire au chômage, a considérablement détérioré les conditions de travail des directeurs ;

► les tâches découlant de l’inclusion scolaire systématique se multiplient : convocation, organisa- tion et compte rendu des équipes éducatives, transmission des GEVASCO, organisation de l’emploi du temps des AESH ou AVS, participation aux équipes de suivi, rédaction d’IP parfois source de tensions avec les parents…

► les mesures dites de sécurité renforcée (Vigipirate, PPMS incendie, PPMS Attentat intrusion, PPMS risques majeurs) imposent aux directeurs de mettre en place des protocoles alors qu’ils n’en n’ont pas les compétences ;

► même si l’on peut se féliciter que la plupart des écoles (+ de 80 %) reviennent à la semaine de 4 jours, les PEdT demeurent. Les directeurs subissent de plein fouet les conséquences de la ter- ritorialisation de l’École : ingérence dans l’école des élus locaux, multiplication des réunions de concertation avec les mairies pour l’organisation du périscolaire…

► le développement des applications (ONDE, LSUN, AFFELNET, IDEAL…) contraint les directeurs à sans cesse s’adapter et utiliser des outils toujours plus chronophages, parfois sans même dis- poser d’un ordinateur récent ou d’une connexion internet dans leur bureau !

► la liaison école-collège et les dispositifs REP+ multiplient contraintes et réunions institutionnelles.

Dans le même temps, le ministère et les inspecteurs d’académie multiplient les groupes de travail sur la « simplification des tâches des directeurs » qui ne répondent en rien aux revendications des directeurs. Pire encore, loin de viser à alléger les tâches de direction, ces réunions visent à organiser les missions des directeurs de manière différenciée suivant les académies, remettant ainsi en cause la réglementation nationale reposant sur le décret de 1989. Plus ces groupes de travail se déroulent, plus les conditions de travail se dégradent !

Dans cette situation, ce n’est pas un statut de l’école et/ou du directeur qui pourrait, comme par magie, créer les postes nécessaires pour améliorer le régime de décharge ou attribuer une aide à la direction par école. Bien au contraire, un tel statut ne pourrait aboutir qu’à regrouper des écoles dans des établissements locaux d’enseignement avec un seul super-directeur, isolé de ses collègues et soumis encore plus à la tutelle des collectivités locales et du ministère. Le SNUDI-FO réaffirme que le directeur est un professeur des écoles qui n’a pas vocation à devenir la courroie de transmis- sion du ministre voire des élus locaux pour faire passer les contre-réformes auprès des adjoints.

Le SNUDI-FO n’accepte pas la dégradation continue des conditions de travail des directeurs. Le SNUDI-FO va demander audience au ministre Blanquer pour porter les revendications ci-dessous, en premier lieu celle de l’abaissement significatif du seuil d’attribution des décharges, seuil qui de- meure largement insuffisant et ne permet pas aux directeurs de remplir correctement leurs missions.

Il invite tous les PE : directeurs d’école et adjoints à signer massivement la pétition que le syndicat ira porter au ministre.

 

Les signataires exigent :

l’abaissement significatif du seuil d’attribution des décharges de service et le maintien intégral et l’extension des cadres départementaux plus favorables ;

la prise en compte de toutes les classes dans le calcul des décharges de direction, y compris les CP et CE1 dédoublés en éducation prioritaire ;

une réelle amélioration financière : 100 points d’indice pour tous ;

une aide administrative pour chaque directeur avec des emplois statutaires de la Fonction pu- blique ;

la tenue de toutes les réunions durant le temps scolaire avec le remplacement du directeur par un titulaire remplaçant ;

le transfert de la responsabilité de la rédaction des PPMS aux mairies, dans le cadre du plan communal de sauvegarde ;

le rétablissement du cadre national de l’école publique et l’arrêt des processus de territorialisa- tion, afin de préserver les directeurs comme leurs adjoints des ingérences et pressions locales ;

le respect du décret de 1989 fixant les missions des directeurs.

Signez la pétition et rejoignez les 68 collègues qui l’ont déjà signée !

Les signataires

NomVotre écoleVotre circonscription
LEFKIÉlémentaire Jules FerryBagnolet
lelouchélémentaire BarbusseBagnolet
NicoleEcole les prevoyantsAulnay-sous-Bois
GuillaumeÉlémentaire Firmin GemierAubervilliers
PierrotMaternelle Joliot CurieDugny
LEGRANDFontaine des Prés 2Aulnay-sous-Bois
Fromentcirconscription Aulnay 2Aulnay-sous-Bois
Carrilee A. BacheletSaint-Ouen
FLORYMaternelle Simone VeilDrancy
TaisMaternelle Henri BarbusseLe Raincy
borellomaternelle Célestin FreinetNoisy-le-Grand
MadouriJoliot CurieBagnolet
CREMADESmaternelle Simone VEIL de DRANCYDugny
RenaultEEPU Emile ZolaSaint-Ouen
ISINGRINI DONATOMaternelle Richardets - NOISY LE GRANDNoisy-le-Grand
JuruMaternelle SalengroDrancy
TAKHLOUFTMaternelle Jacques JorissenDrancy
HEROUARDMaternelle Simone VeilRosny-sous-Bois
KOMENAElémentaire Joliot Curie IIPierrefitte-sur-Seine
RatÉlémentaire Eugène VarlinBobigny
AmelieMaternelle Gérard PhilipeAubervilliers
grandvalmatenelle jules guesdesLe Blanc-Mesnil
KaltimbacherMaternelle Henri BarbusseBagnolet
Morassi ManconeMaternelle Simone VeilDrancy
itzkovitchMaternelle RaspailRosny-sous-Bois
druelleMaternelle Jean LolivePantin
huetÉlémentaire Marcel CachinPantin
GUINCHARDMaternelle MontaigneGagny
louailMaternelle Grands PechersMontreuil
BouzidiPaul EluardBobigny
JoyeuxMaternelle Joliot-CurieLe Blanc-Mesnil
anselécole élémentaire cachinRomainville
DURANTMATERNELLE SAVIGNY 2Aulnay-sous-Bois
FromentÉlémentaire Paul Eluard IAulnay-sous-Bois
WendlingMaternelle Françoise DoltoAubervilliers
EMORINEMaternelle Jules GuesdeLe Blanc-Mesnil
DarseEugene VarlinAubervilliers
Kaddourimat p EluardLe Blanc-Mesnil
BREDEVILLEMat JaurèsDrancy
DENISMaternelle CourcouxRomainville
CochereauMaternelle travailBagnolet
DubourgMaternelle Les oiseauxNeuilly-sur-Marne
HamidoucheÉlémentaire Auguste CretierSevran
AIFOUNÉlémentaire Louis AragonAulnay-sous-Bois
SouchetÉlémentaire Louis AragonPantin
FenoglioJulNoisy-le-Grand
LecomteÉlémentaire Curie/NobelSevran
mismettiélémentaire Blaise PascalGagny
MEHEUXÉlémentaire Antoine de Saint-ExupéryVillemomble
MendesÉlémentaire D Estienne D OrvesNoisy-le-Sec
MattiMaternelle Roger SalengroDrancy
RonotBd rep+Clichy-sous-Bois
CHAGOURJULES VALLESSaint-Denis
Bourgeoisbrigade rep +Aubervilliers
plouvierhenri barbusse elementaireClichy-sous-Bois
AubryÉlémentaire Eugène VarlinTremblay-en-France
KeddarMaternelle Paul LangevinDrancy
PHILIPPEMaternelle JacobLivry-Gargan
nerauliusmater audinLe Blanc-Mesnil
MeciliÉlémentaire Frédéric Joliot-Curie ISaint-Ouen
FONTENAUDÉlémentaire Victor HugoSaint-Denis
bencherninemat CurieTremblay-en-France
MouftakirMaternelle Émile ZolaSaint-Ouen
OubaaliÉlémentaire Joliot CurieAubervilliers
MAURYMaternelle Jacques PrévertTremblay-en-France
MajidÉlémentaire Jacques JorissenDrancy
DuquenoyÉlémentaire Réné DescartesSaint-Denis
TaurelMaternelle Francine FromondAubervilliers

    Retour à 4 jours : toutes les villes concernées !

    Retour à 4 jours : toutes les villes concernées !

    Légende

    Mise à jour 14/02/2018

    Mise à jour finale : seules Bondy, Pantin, Romainville et le Pré-Saint-Gervais restent à la semaine de 4,5 jours de classe.

    Mise à jour 09/02/2018

    Bobigny (Officiel : 4 jours rentrée 2018)

    Mise à jour 08/02/2018

    Pierrefitte (Officiel : 4 jours rentrée 2018)

    Mise à jour 03/02/2018

    Dugny (Officiel : 4 jours rentrée 2018)

    Le Bourget devrait probablement revenir à 4 jours de classe pour la rentrée 2018.

    Mise à jour 01/02/2018

    Montreuil devrait probablement revenir à 4 jours de classe pour la rentrée 2018.

    Mise à jour 23/01/2018

    Aubervilliers a annoncé officiellement le retour à 4 jours de classe pour la rentrée 2018.

    14 décembre : rassemblement !

    14 décembre : rassemblement !

    Rendez-vous à 11 h 30, station Saint Michel.

    Tout ce que ce gouvernement sait faire, c’est geler le point d’indice, rétablir le jour de carence et poursuivre les « réformes » contre nos droits : inacceptable !
    C’est pourquoi nous serons avec nos collègues du secondaire et leurs syndicats 93 SNES-FSU – SNEP-FSU – SNFOLC – SNETAA FO – CGT Educ’action – SUD Education, contre les réformes annoncées du lycée, du Baccalauréat et de la sélection à l’entrée à l’université, et pour le maintien et le développement de la voie professionnelle du lycée sous statut scolaire, au ministère le jour du CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation). C’est dans ce contexte que nous porterons les revendications du premier degré de Seine-Saint-Denis.

    En 1998, la mobilisation du département nous a permis d’obtenir la création de 3000 postes dans un « plan de rattrapage » pour l’Éducation nationale.
    Mais avec plus de 20 000 élèves de plus en 10 ans, les suppressions de postes du quinquennat Sarkozy entre 2007 et 2012, et l’insuffisance des créations sous Hollande, l’école s’est à nouveau retrouvée asphyxiée.
    En 2014, la rentrée était tellement catastrophique, qu’elle a obligé la DSDEN à recruter en urgence des centaines d’enseignant-es contractuel-les pour mettre des adultes devant toutes les classes. Face à cette situation, le Ministère a été contraint de mettre en place un concours supplémentaire et de recruter 1 000 enseignant-es titulaires sur deux ans. Les mobilisations des personnels, des parents d’élèves et des organisations syndicales du département ont permis d’obtenir ces recrutements, la création de 1240 postes en 3 ans, et de créer par exemple 40 postes de RASED à cette rentrée.

    Mais la hausse démographique se poursuit : sans une dotation en postes importante pour la prochaine rentrée, les écoles connaîtront à nouveau une dégradation rapide des conditions d’enseignement. Déjà la mise en place des « CP à effectifs réduits » en REP+ dans la précipitation et sans moyens supplémentaires, met à mal les capacités de remplacement et le dispositif PDMQDC, alors que les enseignants et les équipes devraient pouvoir s’organiser librement. Qu’en sera-t-il avec l’extension du dispositif aux écoles classées REP et aux CE1 à la rentrée prochaine ?

    Nous sommes en pleine période de débat budgétaire. L’intersyndicale SNUipp-FSU, SNUDI-FO, CGT Educ’action, SUD- Education et CNT Education appelle tou-tes les collègues à la grève le 14 décembre, pour exiger :

    – une dotation en postes à la hauteur des besoins : c’est maintenant que cela se décide ! Baisse des effectifs dans toutes les classes, RASED, remplaçant-es, « plus de maîtres que de classes », maintien des décharges de direction 93, mais aussi postes de formateurs-trices, de référent-es et conseiller-es à la scolarisation des enfants handicapés, médecine scolaire, etc… gagnons maintenant les postes nécessaires dans notre département.

    – le maintien, la formation et la titularisation des personnels aujourd’hui en CUI exerçant des missions d’aide à la direction d’école, et le recrutement de tous les AVS nécessaires pour l’accompagnement des enfants handicapés dans les classes. Très peu de CUI ont été recrutés depuis le 1er septembre dans notre département. Des AESH sont recrutés, mais en nombre totalement insuffisant, et pendant ce temps, des collègues CUI expérimenté-es sont renvoyé-es au chômage !

    – la prise en compte de toutes les situations d’écoles dans les discussions qui s’ouvrent sur la nouvelle carte de l’Education prioritaire pour septembre 2019, quel que soit le classement du collège de réseau. En attendant, les écoles en NEP doivent garder les normes Education prioritaire pour la 4ème année consécutive avant la nouvelle carte, de même que les collègues qui bénéficiaient de la clause de sauvegarde de l’indemnité REP !

    – Enfin, à côté des postes à créer, il faut aussi recruter des enseignant-es pour les affecter sur ces postes. La reconduction du concours supplémentaire doit permettre un recrutement massif d’enseignant-es fonctionnaires d’Etat.

    – Collègues stagiaires : pour des conditions de travail et de formations décentes ! Halte à la pression !

    – Pour enrayer la « crise » du recrutement, il faut une véritable amélioration des conditions de travail et de vie des enseignant-es.

    La dérèglementation des droits des personnels doit cesser : même des collègues reconnu-es travailleurs-euses handicapé-es n’obtiennent pas les allègements de service dont ils et elles ont besoin. Mutations, temps partiels, détachements, droit au logement… : Tou-tes ensemble, exigeons le respect des droits des enseignant-es de Seine-Saint-Denis !

    Les écoles de Seine-Saint-Denis peuvent se faire entendre :

    A l’appel de l’intersyndicale de Seine-Saint-Denis,

    Nous invitons tou-tes nos collègues à se rassembler, à échanger dans leur école, à lister et préciser les revendications en décidant la mobilisation le 14 décembre, y compris en débattant des suites à donner.

    Rendez-vous à 11 h 30, station Saint Michel.

    Rendez-vous à Saint Michel à 11 h 30 !

    16 novembre : des revendications réaffirmées

    16 novembre : des revendications réaffirmées

    Le 16 novembre prochain, les organisations FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF et FIDL appellent les salariés du public et du privé, les étudiants, les lycéens à une journée de mobilisation interprofessionnelle contre l’offensive de régression sociale engagée par le gouvernement.

    La FNEC FP FO appelle l’ensemble des personnels de l’enseignement, de la culture, de la formation professionnelle à se réunir dans les écoles, les établissements, les services, pour affirmer les revendications, et décider la grève le 16 novembre.

    Retrait des ordonnances !

    Immédiatement après avoir décidé la hausse de la CSG, le gel des salaires dans la Fonction publique, la suppression de 150 000 contrats aidés et de 120 000 postes de fonctionnaires, le gouvernement a signé les ordonnances pour en finir avec le code du travail, avec les garanties collectives. Son objectif : permettre aux patrons, entreprise par entreprise, de déroger aux garanties du code du travail, des conventions collectives, pour baisser les salaires, faciliter les licenciements, aggraver la flexibilité, la précarité.

    En maintenant et en aggravant les contre réformes (rythmes scolaires, réforme du collège… ; réforme de l’évaluation des enseignants, réforme territoriale…), le gouvernement indique sa volonté de pulvériser toutes les garanties statutaires pour les remplacer par l’arbitraire local.

    Maintien du Baccalauréat, diplôme national et premier grade universitaire !

    Dans le droit fil des ordonnances, le projet de loi sur l’accès à l’université marque un véritable basculement. Il instaure de fait la sélection à l’université. Il met en place toutes les conditions de la disparition du baccalauréat comme premier grade universitaire. Le futur APB devra faire des « propositions personnalisées » pour opérer un tri selon le « profil du lycéen ». C’est la raison pour laquelle le gouvernement entend individualiser les parcours en lycée. Le gouvernement a déjà fait part de son intention d’introduire une part importante de contrôle continu dans le baccalauréat, ce qui veut dire en finir avec le baccalauréat comme diplôme national, reposant sur des épreuves nationales, terminales, ponctuelles et anonymes.

    Défense de l’enseignement professionnel sous statut scolaire !

    En vue de la réforme de la formation professionnelle, la ministre du travail annonce son intention de remettre en cause l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans, et de généraliser l’apprentissage sous la responsabilité directe des branches et des entreprises. Selon la ministre, « elles doivent être plus associées dans la construction des diplômes avec les régions. Ces dernières devront définir une offre de cursus qui corresponde aux besoins des entreprises du territoire et les branches évalueront les besoins à l’échelle nationale ». En finir avec la formation professionnelle sous statut scolaire pour satisfaire aux besoins du patronat, voilà le contenu de la généralisation de l’apprentissage.

    La FNEC FP-FO appelle les personnels à faire grève le 16 novembre, à l’appel de FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF et FIDL, pour résister aux ordonnances, résister aux attaques contre les salaires, les statuts et les diplômes. Elle les appelle à se réunir en assemblées des personnels pour affirmer les revendications, et décider la grève pour :

    Le retrait des ordonnances

    Le maintien du statut général et des statuts particuliers

    L’augmentation immédiate de 16% de la valeur du point d’indice

    Le maintien du baccalauréat, diplôme national et premier grade universitaire

    L’abandon du projet de loi instaurant la sélection à l’entrée à l’université

    La défense de l’enseignement professionnel sous statut scolaire

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